Publié dans Société

Qualité de l’eau de robinet - L’inquiétude auprès des ménages s’intensifie

Publié le samedi, 27 décembre 2025

Constatée depuis ces dernières semaines, la qualité de l’eau du robinet approvisionnée par la JIRAMA ne cesse de se dégrader dans plusieurs quartiers, non seulement à Antananarivo mais aussi dans les autres provinces. Cette situation inquiète les ménages, notamment ceux ayant des enfants et des personnes vulnérables.

« Outre la couleur rougeâtre ou jaunâtre, avec de la boue au fond des seaux, des bidons et des filtres , des odeurs nauséabondes émanent de l’eau du robinet. Mon fils de 5 ans s’est retrouvé avec une diarrhée en buvant cette eau, pendant que j’étais distraite un instant », nous confie A.R., mère de famille. « Quand on lave des vêtements blancs avec cette eau, ils s’abîment davantage ».

 

Bon nombre de ménages utilisent actuellement des solutions de traitement avant d’utiliser l’eau du robinet. Certains préfèrent consommer l’eau de puits, qu’ils trouvent plus « propre » que celle de la JIRAMA. Faire bouillir l’eau s’avère indispensable avant toute consommation, même après tout traitement. Ces mesures visent à éviter de consommer une eau non potable et d’en subir les conséquences, dont les maladies de la peau et la diarrhée.

Des problèmes de tuyauteries

Face aux plaintes des usagers, la JIRAMA, à travers le coordonnateur Hajarison Andriamanarivo, rassure que l’eau traitée et distribuée depuis Mandroseza respecte les normes exigées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). D’après ce responsable, les tuyauteries datent de 30 et 50 ans. L’eau est bien traitée et filtrée à Mandroseza, mais ce sont les tuyaux endommagés qui dégradent sa qualité.

Pour sa part, une autre source au sein de ladite société avance que même les dispositifs de traitement de l’eau à Mandroseza n’arrivent plus à suivre, surtout lorsque l’Ikopa déborde et charrie de la boue. Tant que les pluies continuent, il n’y a pas de solution miracle si les interventions et les remplacements de conduites ne suivent pas.

À cela s’ajoutent les contraintes énergétiques, puisque toutes ces installations fonctionnent avec du carburant. Quoi qu’il en soit, un projet de remplacement des conduites est en cours et figure parmi les priorités de la société . De nouvelles infrastructures sont également prévues, et certaines devraient être achevées d’ici février 2026, selon les informations recueillies.

« Mais l’on se demande s’il y a une réelle disponibilité à la JIRAMA, ou si la priorité est d’abord donnée à l’électricité », conclut notre source.

 

P.R.

 

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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